Depuis le 1er septembre 2025, seul le nouveau formulaire Cerfa papier sécurisé est accepté par l’Assurance Maladie pour les avis d’arrêt de travail établis hors télétransmission (articles L.321-2 et R.321-2 du Code de la Sécurité Sociale). Tout formulaire ancien ou photocopié peut être refusé, retardant le versement des indemnités journalières.
Vous êtes salarié, médecin ou employeur, et vous découvrez ce changement à l’occasion d’un arrêt récent. Le document remis a-t-il bien la bonne version ? Que faire si votre médecin utilise encore un ancien Cerfa ? Voici les 7 points d’authentification à vérifier et la marche à suivre pour éviter un blocage de vos indemnités.
🔑 Points clés
- ✓Nouveau Cerfa sécurisé obligatoire depuis le 1er septembre 2025 pour tout arrêt papier (articles L.321-2 et R.321-2 du Code de la Sécurité Sociale).
- ✓7 points d’authentification : hologramme, encre magnétique, microimpression, papier filigrané, étiquette unique, code-barres 2D, numéro de série.
- ✓Le salarié dispose de 48 heures pour transmettre les volets 1 et 2 à sa CPAM et le volet 3 à son employeur.
- ✓Un ancien formulaire remis après septembre 2025 peut être rejeté, retardant les indemnités journalières.
Sommaire
- 1 Pourquoi un nouveau formulaire d’arrêt de travail papier ?
- 2 Les 7 points d’authentification du nouveau formulaire Cerfa
- 3 Comment reconnaître et utiliser le nouveau formulaire en pratique ?
- 4 Ancien vs nouveau formulaire : les différences clés
- 5 Questions fréquentes
- 5.1 Quel est le nouveau formulaire papier obligatoire pour les arrêts de travail ?
- 5.2 Comment reconnaître le nouveau formulaire d’arrêt de travail ?
- 5.3 Quel est le nouveau formulaire pour les arrêts de travail en 2026 ?
- 5.4 Que se passe-t-il si le médecin utilise encore l’ancien formulaire après septembre 2025 ?
- 6 Ce qu’il faut vérifier avant votre prochain arrêt
Pourquoi un nouveau formulaire d’arrêt de travail papier ?
L’Assurance Maladie a généralisé un nouveau Cerfa sécurisé pour répondre à une fraude documentaire croissante autour des arrêts maladie papier. Si près de 80 % des avis d’arrêt de travail (AAT) sont aujourd’hui télétransmis directement par le médecin via son logiciel professionnel, les 20 % restants circulent sur papier et représentent la quasi-totalité des falsifications détectées. Le nouveau formulaire homologué intègre désormais des éléments physiques de sécurité comparables à ceux d’un billet de banque, rendant la duplication ou la modification quasi impossible. Cette réforme entrée en vigueur le 1er septembre 2025 s’impose à tous les professionnels de santé prescripteurs, sans exception.
La fraude aux formulaires papier : une réalité ciblée
L’Assurance Maladie a identifié plusieurs réseaux revendant de faux arrêts maladie sur des plateformes en ligne, parfois pour quelques dizaines d’euros. Les anciens Cerfa, imprimables ou photocopiables sans difficulté, facilitaient ces falsifications. Le préjudice estimé se chiffre en millions d’euros par an d’indemnités journalières indûment versées.
Dans les dossiers reçus sur Conseil Avocat Gratuit, l’incompréhension porte presque toujours sur un point : un salarié de bonne foi qui se voit refuser le traitement de son arrêt parce que son médecin a utilisé un formulaire non conforme. La sanction tombe alors sur le patient, pas sur le prescripteur.
Le cadre légal : articles L.321-2 et R.321-2 du Code de la Sécurité Sociale
L’article L.321-2 du Code de la Sécurité Sociale impose que tout arrêt de travail soit établi sur un formulaire homologué par l’Assurance Maladie. L’article R.321-2 précise les modalités de transmission par l’assuré dans un délai de 48 heures. Les détails techniques du nouveau Cerfa sécurisé ont été fixés par une décision de l’Assurance Maladie, présentée en détail sur le notre dossier sur le Cerfa papier sécurisé.
Cas concret : Sophie, 34 ans, secrétaire en zone rurale du Cantal. Son médecin généraliste, non équipé pour la télétransmission, lui remet le 12 septembre 2025 un arrêt sur un formulaire ancien. La CPAM refuse de traiter le document. Sophie obtient un duplicata sur Cerfa sécurisé 9 jours plus tard, mais ses indemnités journalières arrivent avec 3 semaines de retard.
Les 7 points d’authentification du nouveau formulaire Cerfa
Le nouveau Cerfa arrêt maladie intègre sept éléments de sécurité combinés, conçus pour rendre toute reproduction frauduleuse détectable à l’œil nu ou par scan automatisé par la CPAM. Ces dispositifs s’appliquent aussi bien au volet destiné à l’Assurance Maladie qu’à celui remis à l’employeur. Connaître ces 7 points permet à un salarié, à un service RH ou à un médecin de vérifier en quelques secondes la conformité du document avant transmission. Si un seul point manque, le formulaire est présumé non homologué et son traitement peut être suspendu.
L’étiquette holographique : comment la vérifier ?
L’étiquette holographique est apposée en haut à droite du formulaire. Elle change de couleur selon l’angle de la lumière et reproduit le logo de l’Assurance Maladie. Une étiquette photocopiée apparaît terne, uniforme, sans effet de profondeur. C’est le contrôle visuel le plus rapide à effectuer avant de signer ou transmettre un arrêt.
Les autres dispositifs anti-fraude intégrés au formulaire
Six autres éléments complètent la sécurisation du formulaire papier homologué Assurance Maladie :
- Papier filigrané spécifique, visible par transparence
- Encre magnétique sur certaines zones, lisible par les scanners CPAM
- Microimpression invisible à l’œil nu, dévoilant un texte sous loupe
- Code-barres 2D unique reliant le formulaire au médecin émetteur
- Numéro de série en chiffres et lettres tracé par l’imprimerie nationale
- Fond pré-imprimé en dégradé bleu et vert difficilement reproductible
Erreur fréquente observée dans les retours d’employeurs : confondre l’ancien formulaire bleu clair, encore en circulation chez certains praticiens, avec le nouveau Cerfa. Le détail qui ne trompe pas reste l’hologramme.

Comment reconnaître et utiliser le nouveau formulaire en pratique ?
La circulation du nouveau Cerfa sécurisé repose sur une chaîne précise : commande par le médecin auprès de sa CPAM, remplissage manuscrit, remise au patient en 3 volets, transmission par l’assuré dans les 48 heures. Chaque acteur, médecin, salarié, employeur, a un rôle distinct, et un manquement à l’une de ces étapes peut entraîner un refus de prise en charge ou un retard d’indemnités. Voici les obligations de chacun et la conduite à tenir si un ancien formulaire est encore présenté.
Pour les médecins : obtenir le nouveau formulaire homologué
Les médecins commandent gratuitement le nouveau Cerfa auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie, en quantités limitées et nominatives. Chaque carnet est attribué à un praticien identifié par son numéro RPPS. L’utilisation d’un Cerfa par un autre médecin est interdite. Le formulaire doit être rempli intégralement, lisiblement, daté et signé.
Pour les salariés : remettre le formulaire dans les délais
Le salarié dispose de 48 heures à compter de l’arrêt pour envoyer les volets 1 et 2 à sa CPAM et remettre le volet 3 à son employeur. Au-delà, la CPAM peut appliquer une retenue sur indemnités. La lettre recommandée n’est pas obligatoire, mais conseillée pour conserver une preuve d’envoi. Une lettre recommandée électronique sécurisée remplit la même fonction probatoire avec un coût réduit.
Pour les employeurs : que faire si un ancien formulaire est présenté ?
L’employeur qui reçoit un ancien Cerfa après le 1er septembre 2025 doit accepter le document pour ne pas pénaliser le salarié, mais signaler immédiatement la non-conformité à la CPAM. Selon les cas observés sur Conseil Avocat Gratuit, le salarié sera invité à obtenir un duplicata sur formulaire sécurisé auprès de son médecin. Le service RH n’a pas à refuser le justificatif d’absence, qui reste valable au titre du Code du travail, mais le versement des indemnités journalières complémentaires peut être suspendu jusqu’à régularisation. En cas de prolongation d’arrêt de travail, le même formulaire sécurisé doit être utilisé.
Ancien vs nouveau formulaire : les différences clés
La rupture entre l’ancien Cerfa et le nouveau dépasse le simple changement de design. Voici un tableau récapitulatif des évolutions concrètes, absent de la plupart des sources officielles.
| Critère | Ancien formulaire (avant 09/2025) | Nouveau Cerfa sécurisé (depuis 09/2025) |
|---|---|---|
| Hologramme | Absent | Présent en haut à droite |
| Papier | Standard, photocopiable | Filigrané, encre magnétique |
| Numéro de série | Non individualisé | Unique par exemplaire |
| Lien avec le médecin | Non tracé | Code-barres 2D lié au RPPS |
| Acceptation CPAM | Refusée depuis 09/2025 | Seul format valide |
| Approvisionnement | Libre, imprimable | Commande CPAM nominative |
(Source : ameli.fr, Assurance Maladie, 2025)
La principale conséquence pratique : un arrêt établi sur l’ancien modèle après le 1er septembre 2025 n’a aucune valeur pour la CPAM, même si le médecin l’a rempli correctement. Pour plus de détails sur les conséquences possibles d’un arrêt prolongé, consulter notre fiche sur le licenciement pour inaptitude professionnelle.
⚠️ Information importante : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil médical ou juridique personnalisé. Pour toute question sur votre situation, contactez votre CPAM ou consultez la page officielle dédiée à l’arrêt de travail.
Questions fréquentes
Quel est le nouveau formulaire papier obligatoire pour les arrêts de travail ?
Il s’agit du Cerfa S3116 sécurisé, imposé depuis le 1er septembre 2025 pour tout arrêt prescrit hors télétransmission. Ce formulaire homologué par l’Assurance Maladie intègre 7 dispositifs anti-fraude : hologramme, papier filigrané, encre magnétique, microimpression, code-barres 2D, numéro de série unique et fond pré-imprimé spécifique. Il est commandé exclusivement par le médecin auprès de sa CPAM. Toute autre version (ancien Cerfa, formulaire imprimé, photocopie) n’est plus acceptée par l’Assurance Maladie et peut entraîner un refus de versement des indemnités journalières (articles L.321-2 et R.321-2 du Code de la Sécurité Sociale).
Comment reconnaître le nouveau formulaire d’arrêt de travail ?
Le repère le plus rapide est l’étiquette holographique en haut à droite, qui change de couleur selon l’angle de la lumière. Un autre indice immédiat est le papier, plus épais que l’ancien et présentant un filigrane visible par transparence. Le formulaire porte également un numéro de série unique et un code-barres 2D rattaché au médecin prescripteur. Avant de signer ou transmettre un arrêt, vérifiez ces trois éléments. Si l’hologramme est absent ou semble plat et terne, demandez immédiatement à votre médecin de refaire l’arrêt sur le nouveau Cerfa sécurisé.
Quel est le nouveau formulaire pour les arrêts de travail en 2026 ?
Le formulaire utilisé en 2026 reste le Cerfa sécurisé mis en place le 1er septembre 2025. Aucune nouvelle version n’a été annoncée par l’Assurance Maladie pour l’année en cours. Le dispositif anti-fraude à 7 points reste le standard. Les médecins continuent de s’approvisionner via leur CPAM, et la télétransmission demeure la voie privilégiée pour environ 80 % des arrêts. Les salariés doivent transmettre les volets dans les 48 heures suivant la prescription. Toute évolution future serait publiée sur ameli.fr et legifrance.gouv.fr.
Que se passe-t-il si le médecin utilise encore l’ancien formulaire après septembre 2025 ?
L’arrêt établi sur un ancien formulaire est considéré comme non conforme par la CPAM, qui peut refuser de verser les indemnités journalières jusqu’à régularisation. Le salarié reste protégé sur le plan du droit du travail : l’employeur ne peut pas le sanctionner pour absence injustifiée s’il a remis un justificatif médical, même non homologué. La marche à suivre : retourner chez le médecin pour obtenir un duplicata sur Cerfa sécurisé, dater rétroactivement à la date initiale, et le transmettre sans délai à la CPAM. Conservez l’original et la preuve de transmission en cas de litige sur les indemnités.
Ce qu’il faut vérifier avant votre prochain arrêt
Avant de signer votre prochain avis d’arrêt de travail papier, regardez l’étiquette holographique en haut à droite du document : elle doit changer de couleur selon l’angle. Vérifiez également le papier filigrané par transparence et la présence d’un numéro de série unique. En cas de doute sur la conformité du formulaire, demandez à votre médecin de refaire l’arrêt ou contactez votre CPAM via votre compte ameli. Cette vérification de 30 secondes peut vous éviter plusieurs semaines de retard sur vos indemnités journalières.


























